ANCOVART - Le comté de Nice : La route du baroque
Vous êtes ici : Accueil > Les formations d’ANCOVART > Coups de cœur > Le comté de Nice : La route du baroque
Publié : 15 février 2011

Le comté de Nice : La route du baroque

Les peintres primitifs niçois

- Jean Baleison originaire du Piémont - 1463-1492 ou 1500

Auteur de nombreuses fresques, dont celles de la chapelle St Sébastien de Venanson (1481). Il a travaillé avec J. Canavesio à la chapelle Saint Sébastien de Saint Étienne de Tinée, et à Notre Dame des Fontaines à La Brigue

Baleison

Jean Baleison 1490
Assomption ND des Fontaines

- Jean Canavesio originaire du Piémont - 1450 - 1500

Ses oeuvres les plus remarquables sont les peintures murales de la chapelle Saint Bernard de Pigna, de Notre Dame des Fontaines à La Brigue

Canavesio nd des fontaines

Canavesio nd des fontaines

ND des Fontaines
L’arc triomphal et les murs latéraux de la nef ont été peints par Jean Canavesio (1492) selon la technique de la "fresque".

- Louis Bréa

(BABY-PABION (Marcelle) : Ludovic Bréa et la peinture primitive niçoise, Nice, Serre, 1991.)

Ludovic Bréa est né vers 1450 à Nice. Encore vivant le 9 mars 1522, il a disparu un an plus tard, peut-être victime de l’épidémie de peste qui ravage Nice.

Contrairement aux autres peintres niçois, Louis Bréa n’a jamais été oublié ; jouissant d’une forte réputation de son vivant, il a laissé en Ligurie et dans le Comté de Nice un souvenir qui est allé en s’amplifiant. Ce sont ses œuvres qui fournissent l’essentiel de sa biographie. On peut ainsi le suivre en Provence (aux Arcs, à Aix, à Six-Fours et à Marseille), et en Ligurie, où deux grands centres culturels, Taggia et Gênes, attirent de nombreux artistes.
Sa première œuvre connue est la Pietà, achevée le 25 juin 1475 et aujourd’hui conservé à Cimiez dans l’église des franciscains.
Entre 1483 et 1488, il réalise le polyptyque de la Miséricorde pour les dominicains de Taggia . En 1490, il contribue à la réalisation d’un polyptyque monumental commandé par le cardinal de La Rovere (futur pape Jules II) à Vicenzo Foppa. Ce choix prouve que Bréa jouit d’une forte réputation. En 1495, il décore la bibliothèque du couvent de Taggia ; l’ensemble daté et signé, est la seule peinture murale conservée. La même année, il peint à Savone un triptyque représentation l’Assomption, la Nativité et le Mariage Mystique de Ste Catherine.
En 1483, en 1492, puis en 1502-1503, il est à Gênes où il exécute divers décors religieux.

En 1510 on lui attribue le baptème de Jésus à Biot.
En 1512, Louis Bréa signe la Crucifixion commandée par les Grimaldi de Beuil.
Il entreprend en 1512-13 un dernier voyage à Gênes pour exécuter l’Ognissanti dans la cathédrale et s’arrête à Taggia pour peindre le triptyque de la Madone du Rosaire.
Sa dernière œuvre conservée, qui marque un retour très net aux traditions gothiques, avec ses fonds dorés et ses personnages séparés par panneaux, est le polyptyque de St Georges terminé en 1516 pour la paroissiale de Montalto-Ligure.
L’œuvre et le nom de Ludovic Bréa sont restés une légitime source de fierté pour le Comté de Nice. Son nom même est devenu une antonomase, c’est-à-dire un nom commun synonyme de polyptyque pour toutes les œuvres médiévales du Comté de Nice et de la Ligurie.

Brea
Retable de Ste Marguerite
à Luceram

Bréa
Crucifixion
Cimiez

LES PEINTRES PRIMITIFS NIÇOIS

Guide illustré (2e édition) par ROQUE Paul

Voir en ligne : La route du baroque